Impacts socio-économiques de la Grande Muraille Verte (GMV) dans la Commune de Téssékéré (nord Sénégal) après plus de 15 ans d’existence
DOI:
https://doi.org/10.19044/esj.2024.v20n29p122Keywords:
Grande Muraille Verte, Impacts socio-économiques, Téssékéré, SénégalAbstract
En juin 2005, lors de la Conférence des Chefs d'États et de Gouvernement de la Communauté des États Saharo-sahéliens (CENSAD) à Ouagadougou, au Burkina Faso, est né le concept de la Grande Muraille Verte (GMV), s'étendant du Sénégal à Djibouti, pour lutter contre la désertification. En 2007, l'idée a été endossée par l'Union Africaine dans le cadre de l'Initiative Grande Muraille Verte pour le Sahara et le Sahel (IGMVSS), touchant d'abord 11 pays : Sénégal, Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Nigéria, Soudan, Tchad, Éthiopie, Érythrée et Djibouti. Cet article vise à donner un aperçu des impacts socio-économiques de l'Initiative dans la commune de Téssékéré, au nord du Sénégal, après plus de 15 ans de mise en œuvre. La méthodologie repose sur des recherches documentaires et de terrain. Les résultats montrent qu'il existe une littérature d'appréciation positive au début du projet, entre 2011 et 2018, tant sur le plan économique (emplois temporaires, jardins polyvalents villageois, recettes de produits non ligneux) que sur le plan social (lien de solidarité renforcé, réduction de la transhumance). Cependant, les enquêtes de terrain ont révélé que le projet GMV n'est plus vraiment à jour sur le plan social, bien que des impacts économiques soient toujours visibles à une échelle réduite. Prendre en compte les problèmes soulignés pourrait entraîner un plus grand bénéfice pour les populations locales.
In June 2005, during the Conference of Heads of State and Government of the Community of Sahelo-Saharan States (CENSAD) in Ouagadougou, Burkina Faso, the concept of the Great Green Wall (GGW) was born, extending from Senegal to Djibouti to combat desertification. In 2007, the idea was endorsed by the African Union as part of the Great Green Wall Initiative for the Sahara and the Sahel (GGWSSI), initially involving 11 countries: Senegal, Mauritania, Mali, Burkina Faso, Niger, Nigeria, Sudan, Chad, Ethiopia, Eritrea, and Djibouti. This article aims to provide an overview of the socio-economic impacts of the Initiative in the commune of Téssékéré in northern Senegal, after more than 15 years of implementation. The methodology is based on documentary research and fieldwork. The results show that there is positive appreciation literature at the beginning of the project, between 2011 and 2018, both economically (temporary jobs, multifunctional village gardens, income from non-timber products) and socially (strengthened solidarity, reduced transhumance). However, field surveys revealed that the GGW project is no longer truly up to date in social terms, although economic impacts are still visible on a smaller scale. Addressing the highlighted issues could lead to greater benefits for local populations.