La fibrillation atriale : aspects épidémiologiques, cliniques, paracliniques et évolutifs au service de cardiologie du centre hospitalier universitaire de l’amitié sino-centrafricaine (CHUASC) de Bangui

Authors

  • Lex Léonard Lénguébanga Service de Cardiologie, Centre Hospitalier Universitaire de l’Amitié Sino Centrafricaine de Bangui, République Centrafricaine
  • Sergio Jefferson Gbayanguele Service de Cardiologie, Centre Hospitalier Universitaire de l’Amitié Sino Centrafricaine de Bangui, République Centrafricaine
  • Léonard Pabingui Service de Cardiologie, Centre Hospitalier Universitaire de l’Amitié Sino Centrafricaine de Bangui, République Centrafricaine
  • Jonh Onambelé Service de Médecine, Centre Hospitalier Universitaire Communautaire de Bangui, République Centrafricaine
  • Le Roy Gremandji Service de Médecine, Centre Hospitalier Universitaire Communautaire de Bangui, République Centrafricaine
  • Léopold Izamo Service de Médecine, Centre Hospitalier Universitaire Communautaire de Bangui, République Centrafricaine

Keywords:

Fibrillation atriale, trouble du rythme, anticoagulant, antiarythmique, cardioversion

Abstract

Objectif : la fibrillation atriale (FA) est le trouble du rythme cardiaque le plus fréquent. Elle pose un réel problème de santé publique compte tenu de la fréquence élevée et croissante. Patients et méthodes : étude rétrospective et descriptive des patients hospitalisés au CHUSC de Bangui, incluant tous les patients présentant une fibrillation atriale (FA) à l’ECG de surface quelle qu’en soit la cardiopathie causale sur une période de 21 mois. Résultats : quarante et cinq patients ont été enregistrés, soit une fréquence hospitalière de 9,7%. Le sex-ratio était de 0,73. L’âge moyen était de 59,13ans avec les extrêmes de 18 et 79 ans. L’hypertension artérielle était retrouvée dans 51 % de cas, suivie de, l’obésité (31%). L’insuffisance cardiaque représentait 37% des circonstances de découverte suivie des complications thromboemboliques (17,7%). l’anémie était retrouvée dans 34,1%. La fonction rénale était altérée dans 48,7%. A l’électrocardiogramme, La FA à petites mailles était plus fréquente 66,6% contre 33,4%. L’hypertrophie ventriculaire  était retrouvée dans 31,1% des cas. 29,6% des patients avaient le rétrécissement mitral suivi de cardiopathie hypertensive (22,2%) à l’echoDoppler cardiaque qui a permis de retrouver également une dilatation de l’oreillette gauche dans 88,9%. La fraction d’éjection moyenne était de 52,56% avec des extrêmes de 25% et 72%. Sur le plan thérapeutique, 80% des patients ont bénéficié d’un traitement ralentisseur et 3 patients d’une tentative de cardioversion (chimique et électrique). Tous les patients porteurs de FA valvulaires étaient sous anti vitamine K . Les complications hémodynamiques (31%) dominaient dans notre série suivie de celles thromboemboliques (27%). Un cas de décès à la phase aiguë était noté. Conclusion : la fibrillation atriale pose un réel problème de santé publique. Son pronostic reste redoutable par ses complications par la diminution  de la qualité de vie et la majoration du risque de décès.

 

Objective: Atrial fibrillation (AF) is the most common heart rhythm disorder. It poses a real public health problem given the high and increasing frequency. Patients and methods: Retrospective and descriptive study of patients hospitalized at the CHUSC of Bangui, including all patients presenting with atrial fibrillation (AF) on the surface ECG regardless of the causal heart disease over a period of 21 months. Results: Forty-five patients were registered, representing a hospital frequency of 9.7%. The sex ratio was 0.73. The mean age was 59.13 years with extremes of 18 and 79 years. Arterial hypertension was found in 51% of cases, followed by obesity (31%). Heart failure represented 37% of the circumstances of discovery followed by thromboembolic complications (17.7%). Anemia was found in 34.1%. Renal function was impaired in 48.7%. On the electrocardiogram, small-mesh AF was more frequent 66.6% versus 33.4%. Ventricular hypertrophy was found in 31.1% of cases. 29.6% of patients had mitral stenosis followed by hypertensive heart disease (22.2%) on cardiac echoDoppler which also found left atrial dilation in 88.9%. The mean ejection fraction was 52.56% with extremes of 25% and 72%. In terms of therapy, 80% of patients received slowing treatment and 3 patients received an attempt at cardioversion (chemical and electrical). All patients with valvular AF were on anti-vitamin K. Hemodynamic complications (31%) dominated in our series followed by thromboembolic complications (27%). One case of death in the acute phase was noted. Conclusion: atrial fibrillation poses a real public health problem. Its prognosis remains formidable due to its complications, the reduction in quality of life, and the increase in the risk of death. Introduction: Atrial fibrillation (AF) is the most common heart rhythm disorder. It poses a real public health problem given the high and increasing frequency.

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Published

2025-04-08

How to Cite

Lénguébanga, L. L., Gbayanguele, S. J., Pabingui, L., Onambelé, J., Gremandji, L. R., & Izamo, L. (2025). La fibrillation atriale : aspects épidémiologiques, cliniques, paracliniques et évolutifs au service de cardiologie du centre hospitalier universitaire de l’amitié sino-centrafricaine (CHUASC) de Bangui. ESI Preprints (European Scientific Journal, ESJ), 40, 181. Retrieved from https://esipreprints.org/index.php/esipreprints/article/view/1986

Issue

Section

Preprints

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